Le ministre comorien des affaires étrangères se désolidarise des actes de tortures que des accusés auraient subis en détention à la gendarmerie et à la police. Le patron de la diplomatie comorienne a fait cette déclaration ce matin lors d’une conférence de presse tenue dans son ministère. Cette position du ministre Soeuf Mohamed El Amine intervient alors que des jeunes ont déclaré devant le juge qu’ils ont subi des sévices lorsqu’ils étaient en garde à vue dans un centre de détention fantôme au ministère de l’intérieur.
Ces jeunes ont à peine commencé à dénoncer leur calvaire en pleine audience, mais le président de la cour de sûreté de l’Etat les en a empêchés. Les quelques phrases qu’ils ont pu prononcer à propos de ce mauvais traitement a laissé la salle d’audience dans l’émoi. Ce sont tout simplement des actes inhumains et barbares que les policiers les ont fait subir. Un des jeunes a assuré qu’on lui a « arraché une dent à l’aide d’une pince » pour qu’il accuse un autre. Il disait qu’on lui a « fait boire de l’urine ». Ils ont été tabassé et déshabillé.
Malheureusement, le juge interrompait toujours ceux qui ont osé témoigner de ces tortures pour les empêcher de continuer. Pourtant les Comores ont ratifié les traités et conventions contre la torture. C’est peut-être pourquoi le ministre des affaires étrangères a fait cette déclaration. En plus, c’est le président AZALI Assoumani qui a signé le décret en 2001 pour ratifier ce traité.

Nous espérons que cette-fois-ci l’ancien fonctionnaire de L’ONU ira jusqu’au bout pour que justice soit faite, pour que ces actes ignobles cessent. Et puisqu’on est dans le domaine de la justice, on espère que le Monsieur Diplomatie des Comores mettre de tout son poids pour que justice soit rendu dans l’assassinat du jeune Ahamada gazon à Ikoni.

@Ortegalive 

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