Le peuple comorien a raison de se révolter. Bien sûr. Il ne suffit pourtant pas de le dire et de le soutenir. Il faut avec sérieux et courage faire la critique du régime, des militaires et des familles qui, au tour de celle des AzaLi, transforment ce riche pays en propriété privée de corrompus. La critique systématique doit inclure les gouvernements étrangers (au premier rang des desquels les Etats-unis et la France) qui soutiennent en coulisses ces mascarades d’élections et de démocratie. Ces mêmes puissances qui, au nom de la « vraie démocratie », veulent se debarasser d’un Sambi aimé par le peuple mais qui défendent discrètement et efficacement un Azali militairement coopté. Ils aiment tant les intérêts, ils se moquent tant du peuple comorien! Comme ils se moquent des peuples égyptien, syrien, yéménite, libyen, afghan, etc. A cette énumération, on serait tenté de penser qu’ils n’aiment ni les arabes, ni les musulmans. Mauvaise lecture qu’ils nous invitent même à entretenir et à reproduire.

A la vérité, ces pratiques disent moins sur leur haine spécifique que sur leur adoration unique: leur veau d’or, c’est le pétrole, l’uranium, le gaz, le lithium, tout cela réuni en un seul et même culte de l’argent, des intérêts et du pouvoir. La défaite, quelque soit le résultat, est d’avoir le courage de leur résister. Avoir honte , c’est un aspect de l’homme dans son appartenance humaine mais si ce dernier n’en l’est pas, on aurait osé de l’appeler animal.

Juriste en formation: ALI NASSUB ADAME.

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