INTERVIEW DU 14/02/19

Questions d’ordre économique

D’emblée, le président Azali constate une certaine malhonnêteté intellectuelle s’agissant des questions économiques. Il estime en effet que le pays est en plein redressement:

 » On a vécu 10 ans sans électricité aux Comores. J’ai hérité d’un pays dont la croissance en 2016, à mon arrivée au
pouvoir, était nulle. On est passé à 3% en 2018 , nous serons probablement à 4 % cette année . »

Des prisonniers politiques :

«On parle à tout va de prisonniers politiques. Est-ce parce qu’ils sont politiques? S’ils avaient été agriculteurs, on parlerait certainement de prisonniers agricoles. »

Élections présidentielles anticipées :

« Mon objectif est d’été réélu dès le premier tour ,ça prouvera que le peuple comorien me fait confiance. Aussi, cela éviterait-il nombre de problèmes et les dépenses pharaoniques liées à un scrutin à deux tours dont nous avons l’habitude de financer sur fonds propres.

De la transparence des élections :

« C’est moi qui ai invite la communauté internationale, l’onu, la francophonie, l’union
africaine, ligue arabe et à la COI. Je l’ai conviée au référendum malheureusement, elle s’y est absentée. J ai besoin de cette communauté internationale. Je ferai tout mon possible pour que ces élections soient transparentes . Mais l’erreur est humaine. Si la communauté internationale décèle la moindre imperfection, elle la réparera. »

Diplomatie: Comores / France au sujet de Mayotte :

« Il y’a un document qui doit être signé incessamment , c est un cadre de concertation autour de la question de Mayotte ,qui demeure une question particulière. Ce document entre dans un cadre coopération bilatérale entre les Comores et la France. Pour les expulsion des Comoriens de Mayotte, il y a là une aberration. Il y a des Comoriens à Paris qui sont en situation irrégulière, on voit des sénégalais, des africains qui prennent la méditerranée pour venir en France, les Français les accueillent. Un comorien de Paris ne gène pas les Français, mais dès qu’ il se rend à Mayotte, c’est la psychose. Comment est-ce possible? Nous sommes dans l’obligation de travailler avec la France
dans le cadre de ces relations bilatérales. Aujourd’hui, l’urgence est de s’attaquer aux raisons qui poussent les Comoriens à se rendre à Mayotte. Dans le domaine de la santé par exemple, nous ommes en train de construire un hôpital de référence à Moroni. Pourquoi la France ne nous y accompagne pas? Et pourquoi ne nous aide-t-elle pas à former nos jeunes et à les orienter vers entrepreneuriat? C’est ainsi qu’on pourrait résoudre cette crise. Un jour, je l’espère, nous aurons
créer tellement d’emplois que des Maorais viendront travailler à Ngazidja ».

Reporter par Ortegalive

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