Je me rendrai aux Comores dès réception de mon mandat d’arrêt international

Dans une interview qu’il nous a accordée, Dr Achmet Said MOHAMED, reponsable du Mouvement HURY se dit prêt à se rendre aux Comores dès qu’on lui adressera un mandat d’arrêt international. Il dit que des mandats d’arrêt international ont été émis à l’encontre de l’ancien vice-président Djaffar Ahmed et de Bobocha.
Selon lui et dans le cas qui le concerne, il s’interroge, car ici et là, il entend d’étranges on-dit. Toujours selon lui, il paraîtrait que certains, dans les autorités comoriennes, auraient des choses à lui reprocher, sur une pseudo-affaire qui pour lui, à l’évidence est montée de toute pièce, contre son mouvement politique, HURY.
S’il a quelque chose qu’on veut lui reprocher, le Dr Achmet Said Mohamed voudrait simplement comprendre pourquoi, il n’y a pas de mandat d’arrêt international contre lui ?
Il dit vivre en France sans se cacher et il n’a nulle intention de fuir les autorités françaises.
Maintenant, dans l’hypothèse où, un mandat d’arrêt international à son encontre venait à être émis, Dr Achmet Said Mohamed annonce qu’il se rendra de lui-même aux Comores et sans attendre qu’on affrète, aux dépens du contribuable comorien, un avion pour venir le chercher en France.
« J’agirai de la sorte, car en mon âme et conscience, j’aurai la certitude que mon sort sera entre les mains de la justice comorienne et sous le regard bienveillant de la communauté international. »
Il a ainsi répondu quand on lui a posé la question de savoir, pourquoi avait-il fuit le pays, si il était prêt à s’y rendre pour répondre à l’appel de la justice.
Ce dernier a expliqué qu’en réalité, les dispositions qui ont été déployés contre lui, n’ont été engagées que pour le tuer. Il se pose légitimement la question de savoir pourquoi, on a dépêché des militaires armés jusqu’aux dents pour venir « me chercher ou me tuer dans mon domicile…? »
L’ancien Doyen de l’université des Comores se montre confiant, il dit qu’il n’a rien à se reprocher et il se dit prêt à tout moment, de répondre aux questions de la justice comorienne.
Dans notre entretien, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a pointé du doigt la gestion chaotique de la crise sanitaire de la Covid-19 en Union des Comores. Il dit que le gouvernement a reçu plus de 17 milliards de francs Comoriens, rien qu’en 2020.
Cette manne financière était largement suffisante pour acheter les vaccins les plus chers, dont le PFIZER et à défaut le Janssen.
Pour justifier ses déclarations, il a même cité les chiffres et les dates où le pays aurait reçu cet argent. Il y a eu le 22 Avril 2020, car à cette date, le conseil d’administration du Fonds Monétaires International a octroyé une aide d’urgence de 12 millions de dollars.
Puis, le 10 novembre 2020 la BAD, Banque Africaine de Développement, a donné une somme de 20 millions de dollars. Ensuite, le 10 décembre, la banque mondiale a donné une enveloppe de 10 millions de dollars, aide d’urgence pour lutter contre la covid- 19. Ceci correspond à 42 millions de dollars, ce qui fait une somme de 17 milliards KMF. La question qui se pose, où est passé cet argent ?
Sachant que les tests, les machines PCR et les masques ont été octroyés gratuitement par nos partenaires, dont la Chine et la France…
Dans son interview, Dr Achmet a également évoqué la question de Saleh Assoumani, membre du Mouvement HURY et qui est toujours en prison sans jugement depuis presque deux ans.
Dr Achmet a attiré l’attention de la population Comorienne et lui demande de ne pas accepter d’être vaccinée avec des vaccins qui n’ont pas été présentés dans le marché mondial.
Selon lui, ces vaccins ne seront pas efficace contre le variant sud-africain. Il appelle le gouvernement comorien à débloquer l’argent qu’on nous a donné pour acheter des vaccins efficaces, parmi ceux qui sont sur le marché international.
En ce qui concerne la politique, Dr Achmet Said MOHAMED n’a pas mâché ses mots. Pour lui, Azali doit quitter le pouvoir au plus tard le 26 mai 2021.

MOHAMED ABDOU HASSANIi Ortega

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